Les yeux encore embués de sommeil, je me prépare lentement. Aujourd'hui, c'est dimanche, et il est cinq heures du matin. Et pourtant, je suis déjà debout. C'est que ce matin, une expérience extraordinaire attend ma femme et moi. Dehors, il fait encore nuit noire et les rues sont désertes. Nous avons du mal à émerger, mais nous ouvrons les vitres en roulant, et le vent frais nous réveille doucement. Nous lever à 5h n'est clairement pas dans nos habitudes. Nous arrivons au milieu de nulle part, où se trouve déjà l'équipe qui va s'occuper de nous. Dans la froidure, nous surveillons notre pilote tout mettre en place. Il envoie de l'air froid dans le ballon grâce à un ventilateur, puis le gonfle ensuite à l'aide d'un brûleur. Le ballon prend peu à peu forme. Car oui, c'est bien à bord de ce mode de transport anachronique et romantique que nous allons voler. La nacelle de huit personnes est mise en place : nous allons bientôt pouvoir embarquer. Il y en aura eu, des péripéties, avant que nous soyions en mesure de réaliser cette expérience. Un vol en ballon exige en effet une météo idéale : pas de risque de pluie, un vent pas trop fort, une chaleur modérée... C'est seulement si toutes ces clauses sont réunies qu'un ballon peut partir en promenade. Et la veille au soir, nous n'étions toujours pas sûrs que ce vol aurait lieu. Le ballon est finalement prêt à décoller et nous embarquons. Deux autres couples nous accompagnent. Une fois que tout notre groupe a embarqué, le brûleur nous élève en un rien de temps dans les airs. L'envol se fait tellement sans remous que si j'avais fermé les yeux, j'aurais pu ne pas le voir. Mais fermer les yeux n'aurait pas eu de sens. En découvrant le paysage et son extraordinaire beauté, le silence est de mise. En dehors du brûleur qui rugit pour nous faire monter, le silence est d'or. C'est beau, mais pas seulement. Cette promenade en plein ciel est un peu plus qu'il n'y paraît. En prenant de la hauteur, on a la sensation que les problèmes deviennent lointains, comme s'ils étaient prisonniers de la gravité. C'est assez jouissif, je dois dire. Au bout d'une heure, le moment vient malheureusement de redescendre. Le pilote nous répète qu'il faut plier les genoux pour absorber le choc au maximum, et effectivement, c'est assez rude. Mais pour finir, la nacelle se stabilise, et nous sortons indemnes. Ma femme et moi échangeons un soupir : nous serions bien restés là-haut quelques minutes de plus ! Jetez donc un coup d'oeil au site du prestataire de ce vol, si vous voulez en savoir plus ! A lire sur le site internet de cette expérience de baptême en montgolfière à la Dombes.

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