Alors que de plus en plus de figures hollywoodiennes lui tournent le dos, Woody Allen a trouvé une épaule sur laquelle s’appuyer. Alec Baldwin, qui avait tourné avec le réalisateur américain dans Alice, to Rome with love et Blue Jasmin, soutient publiquement Woody Allen, accusé par sa fille, Dylan Farrow, d’agressions sexuelles. «Woody Allen a fait l’objet de deux enquêtes, dans l’État de New York et au Connecticut, et il n’a pas été inculpé. Le dénigrement de son travail et de sa personnalité a un objectif, sans aucun doute. Mais je trouve ça triste et injuste. J’ai travaillé avec lui à trois reprises et ce fut l’un des grands privilèges de ma carrière», a posté l’acteur sur le compte Twitter de sa fondation, le 16 janvier. Rapidement critiqué par les internautes, l’acteur américain s’est empressé de réagir à nouveau quelques heures après: «Est-il possible de soutenir les victimes de pédophilie et d’agressions, abus sexuels et de croire que Woody Allen est innocent? Je pense que oui. L’intention n’est pas de rejeter ou d’ignorer de telles plaintes. Mais les accusations de tels crimes devraient être traitées avec soin. Et au nom des victimes, aussi.» Pourtant épargné jusqu’à maintenant par le mouvement #MeToo, Woody Allen se voit aujourd’hui rattrapé par le scandale qui le suit depuis cinquante ans déjà. Le réalisateur de Minuit à Paris a toujours nié les accusations à son encontre selon lesquelles il aurait agressé sexuellement sa fille lorsqu’elle avait sept ans. Pourtant les propos de Dylan Farrow, aujourd’hui âgée de 32 ans, dans un entretien diffusé le 18 janvier par la chaîne américaine CBS ont remis le feu aux poudres. «Il faut me croire, je dis la vérité. Il est important que les gens comprennent qu’une victime, qui accuse, ça compte. Et que c’est suffisant pour changer les choses», a-t-elle déclaré. Plusieurs acteurs ont d’ailleurs récemment annoncé qu’ils ne travailleraient plus avec lui. Et quelques interprètes de A Rainy Day in New York, dont le franco-américain Timothée Chalamet et Rebecca Hall, se sont engagés publiquement à reverser le montant de leur cachet à Time’s up, l’association de soutien aux victimes de harcèlement.